Dallas 2026 - Episode 2 – Le nouveau président du Venezuela
Pour rappel dans le premier épisode de Dallas 2026, J.R. Ewing (joué par Donald Trump) avait kidnappé le méchant président du Venezuela, histoire d’asseoir sa dominance mondiale et d’accéder à un pétrole de première qualité. Un brut lourd capable de générer du diesel et du kérosène si précieux pour le Texas.
La bande annonce du deuxième épisode dévoile comment le pétrole si précieux va terminer dans l’univers impitoyable de Dallas. J.R. confisque le pétrole qui se trouvait dans les tankers stationnés sur les côtes et convoque les majors pétrolières pour répondre à la question : Fichtre, qu’est-ce que l’on va bien pouvoir faire maintenant ?
Rappel du premier épisode
Dans le premier épisode, la scène la plus hollywoodienne a été tournée à Caracas. La police américaine est arrivée sur le toit du bâtiment du président. L’attaque est parfaite, aucun mort des deux côtés selon JR Ewing*(1). C’est propre, c’est net. Le plus fort est vraiment fort.
Le président vénézuélien et sa femme sont kidnappés car la Maison Blanche voue un respect particulier à l’égalité des genres. Une photo est immédiatement prise pour inonder les réseaux sociaux et les médias du monde entier.

La première image de Nicolas Maduro
publiée dans les réseaux sociaux
Episode 2 : que va-ton bien faire maintenant ? Quelqu'un à une idée, un plan?
Dans le deuxième épisode, JR a les yeux qui brillent encore. Il n’y a plus de pop-corn dans la salle de projection, c’est dire que le spectacle fut spectaculaire.
Mais que faire des quantités de pétrole stockées dans des navires aux larges des côtes du Venezuela ?
Depuis le blocus, plus moyen de sortir un lingot d’or noir, histoire d’asphyxier le régime en place. Les tankers sont pleins dans l’attente de pouvoir partir en Chine ou à Cuba. Dans le fond de l’écran, on voit la Suisse qui bloque les comptes bancaires de Maduro. Il y a toujours un fourbe dans les bonnes histoires.
Magnifiques images de la Statu de la Liberté et les hélicoptères
transportants Nicolas Maduro
50 millions de barils. Il faut bien en faire quelque chose !
Retour sur les 50 millions de barils de pétrole qui sont bloqués dans les ports par les Américains. Un Barack ou Joe aurait joués profil bas même si au final tout aurait fini aux USA. Mais pas J.R. ! Annonce est faite au monde : tout ce pétrole est le sien, alors que ce pétrole était déjà vendu à 80% à la Chine.
J.R. va se transformer en brooker et va vendre le tout sur les marchés et même le revendre aux chinois et à l’Inde. L’équation est simple. Un pour moi, un pour moi, un pour moi, un pour moi. Les images ne donnent aucune indication sur le pétrole déjà acheté par la Chine. Mais
A la fin du compte, il va falloir quand même donner un peu d’argent au Venezuela, sinon la famine risque de créer une rébellion économique. Mais il y a déjà l'Iran qui est sur ce coup et il est difficile d'avoir deux épisodes sur le même sujet. L'audience ne suivrait pas.
Zuckerberg, Musk, Besos de retour ?
Plan large, dans une salle magnifique aux décors vêtus de blanc, le président américain a convié les compagnies pétrolières. Ces derniers ont été avertis avant les membres du Sénat de l’attaque sur Caracas. Comme à la Bourse, il y a des gens qui sont plus égaux que d'autres.
L’objectif est clair : trouver entre 50 et $100 milliards pour rapatrier une partie du brut ou le vendre sur les marchés. Ces dernières année, la production du Venezuela a chuté entre 300’000 à 500’000 de barils par jour suite aux embargos et restrictions imposées par JR. Avant lui, Obama avait ouvert les feux, mais Obama, c’est comme Boby Ewin, il est très gentil. On lui pardonne.
Tous les acteurs présents sont d’accord. On pourrait croire que les dirigeants des majors pétrolières sont Musk, Zukerberg, Besos ou Sam Altman de ChatGPT. Il sont en train de refaire le coup du "Monsieur le Président, j’adore ce que vous faites".

Dans un décor qui fait penser à la Sainte Scène avec Jésus,
Au bout de la table, il y a justement un qui n’est pas d’accord.
Le méchant. C’est Daren Woods, le big boss d’ExxonMobil, la plus grande entreprise pétrolière privée au monde.
Alors lui, il est méchant.
Dans une tirade qui devrait rester célèbre, il a débuté par "t’as de beau yeux, tu sais". Puis il a continué : "des changements significatifs devraient être apportés avant que la plus grande compagnie pétrolière américaine n'envisage d'investir dans ce pays d'Amérique latine. Nos actifs ont été saisis à deux reprises dans ce pays, vous pouvez donc imaginer que pour y revenir une troisième fois, il faudrait des changements assez importants par rapport à ce que nous avons connu par le passé et à la situation actuelle. Si l'on examine les structures juridiques et commerciales, les cadres en place aujourd'hui au Venezuela, il est impossible d'y investir actuellement".
Flashback. Des images du Guyana refont surfaces. Pays voisin du Venezuela, il regorge du même pétrole bitumineux. ExxonMobil et Chevron ont un accord avec le gouvernement, le pays est stable et les investissements ont été réalisés. C'est rentable, c'est sûr et ça apporte le brut nécessaire aux USA pour raffiner le précieux diesel.
Au Guyana, les installations pétrolières sont fonctionnelles, la politique est stable, la justice aussi. Pas comme au Venezuela où tout est délabré.
Retour dans la salle. Silence ! JR acquiesce, surpris.
Normalement, le scénariste aurait dû prévoir une réplique. Mais là rien. Un peu comme Georges Bush, qui apprend que les Tours de New York ont été touchées par des avions. Il faudra attendre le lendemain pour que la pièce descende. "Je n'ai pas aimé la réponse d'Exxon... Je serais probablement enclin à exclure Exxon. Je n'ai pas aimé leur réponse. Ils jouent trop la carte de la finesse", depuis Air Force One J.R. a parlé.
Puis avec le sourire qui a fait sa célébrité, il regarde la caméra est dit : "Si je faisais partie du gouvernement cubain, je serais inquiet. Cuba est prêt à tomber".
L'épisode se termine avec une image de J.R. publiée sur Truth Social avec la mention «Président du Venezuela.

Dans le prochain épisode de Dallas 2026
Dire qu'il faudra attendre la semaine prochaine pour la suite trépidante de Dallas 2026!
Que se passera-t-il dans le 3ème épisode ?
Pour mettre à genou un pays et lui faire accepter toutes les conditions des majors pétrolières, faut-il l’affamer ? Dans le livre le Prince de Machiavel, cette suggestion y figure.
J.R. maîtrise parfaitement l’improvisation et le chaos, mais y a-t-il seulement un plan, une stratégie ? En bon maître du suspense, les scénaristes ont ouvert une nouvelle brèche : l’Iran. Allez savoir ce qu’ils vont préparer d'ici à jeudi prochain !
Dallas 2026 : Une série pour prendre à la légère le chaos actuel. Toute ressemblance avec la réalité, n'est pas fortuite. Publication, le jeudi pour une lecture le weekend !
Making Off
Au 15 janvier 2026: Au coeur de l’Atlantique, les Etats-Unis ont capturé 6 tankers pétroliers
Liste des entreprises présentes à l'invitation:
USA: ConocoPhillips, Marathon, Continental Resources, Chevron, ExxonMobil, Reisa, HkN, Valero, Halliurton, Hilcorp
Suisse: Vitol, Trafigura
Italie : Eni
Espagne : Repsol
Angleterre : Shell

ExxonMobil : Le boss d’Exxon explique qu’il sera très difficile pour sa compagnie d’aller investir dans les conditions actuelles. Dans l’histoire, à deux reprises Exxon s’est fait nationaliser. Il faut un changement de régime, de lois et surtout une assurance si les investissements devaient à nouveau être nationalisés. Interrogé sur les garanties accordées aux compagnies pétrolières, Trump a déclaré : "Elles seront en sécurité, il n'y aura aucun problème et il n'y en aura pas, cela ne posera aucun problème. Elles ont eu des problèmes dans le passé parce qu'elles n'avaient pas Trump comme président. Elles avaient des gens stupides."
Chevron, seule entreprise américaine présente au Venezuela, a déclaré qu'elle pourrait augmenter sa production de 50% dans un délai de 18 à 24 mois en développant ses activités existantes, qui représentent environ 240'000 barils par jour.
*1) 23 vénézuéliens et 38 cubains de la force rapprochées de Maduro auraient été tués lors de l’attaque américaine. Un hélicoptère américain a été touché. Le Pentagone a reconnu que 7 soldats américains ont été touchés et ils ont été rapatriés au Texas. Le ministre de l'Intérieur vénézuélien, Diosdado Cabello, a déclaré qu'au moins 100 personnes avaient été tuées et des dizaines d'autres blessées lors de l'attaque américaine qui a renversé le président Nicolas Maduro.