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Baisse du Baril: Le Peak Oil en Question

Suite à la chute des cours du baril de fin juin, les antis Peak oil sortent de nombreux articles dans les médias, comme si une baisse des cours signifie un regain de production. Tel le réchauffement climatique après un hiver rigoureux, toutes les théories sont remises en question.

C'est le lobbyiste ancien cadre du pétrolier italien ENI, chercheur à Harvard Kennedy School, Leonardo Maugeri qui l'annonce: Nous ne sommes pas court de brut. le fameux «pic pétrolier», ce sommet de production mondiale, n’est pas au programme. L'homme envisage même une possible surproduction massive suivie d’un écroulement des prix pétroliers après 2015.

«Contrairement à ce que la plupart des gens pensent, écrit Leonardo Maugeri, la capacité de production mondiale de pétrole augmente à un niveau sans précédent tel qu’elle pourrait distancer la consommation.»
2015 pourrait être le moment où de nouvelles infrastructures pétrolières de tous ordres fonctionneront. Jusqu’au moins conventionnelles. D’ici là, les prix devraient rester volatiles.

 

Question de technologie

Ex-top manager d’ENI, la société nationale italienne des hydrocarbures, Leonardo Maugeri a publié un rapport fondé sur l’analyse des principaux sites d’exploitation pétrolière actuels et à venir.

Il tient compte des nouvelles méthodes d’extraction permettant de tirer profit des sables bitumineux, schistes bitumineux et autres bruts extra-lourds. Des méthodes qui devraient se généraliser, selon lui.

Sa conclusion:
à la production actuelle – 93 millions de barils par jour (mbj) – viendront s’ajouter 17,6 mbj supplémentaires en 2020. La capacité de production mondiale atteindra 110,6 mbj.

Ce résultat tient compte des risques politiques et techniques et de l’épuisement des champs aujourd’hui productifs. «Cela représentera la plus grosse augmentation [des capacités de production] au cours d’une décennie depuis les années quatre-vingt», écrit l’Italien.

Les Etats-Unis se profilent

Atteindre ce niveau a une exigence. Le prix du baril ne doit pas passer sous les 70 dollars. Une possibilité en cas de gros choc économique ou financier ou de forte contraction de l’économie chinoise. En deçà des 70 dollars, huit dixièmes des nouveaux volumes produits ne seraient pas rentables. D’ici à 2015 du moins.

Ce «renouveau du pétrole» découle selon Leonardo Maugeri d’un cycle d’investissements jamais vu. Il a débuté en 2003 et atteint son pic en 2010.

En 2020, selon le chercheur, seuls la Norvège, la Grande-Bretagne, le Mexique et l’Iran devraient voir leur production baisser parmi les grands producteurs d’or noir. Les autres peuvent, au pire, envisager le statu quo.

Irak, Etats-Unis, Canada et Brésil présentent les plus gros potentiels de croissance des capacités effectives de production. Les Etats-Unis pourraient même devenir en 2020 le numéro deux mondial du pétrole derrière l’Arabie saoudite.

«L’âge du pétrole bon marché est probablement derrière nous, écrit Leonardo Maugeri. Mais le niveau futur des prix pétroliers demeure incertain. Et la technologie pourrait rendre le pétrole cher d’aujourd’hui bon marché demain.»

Avec les informations de Pierre-François Besso, Tribune de Genève

 

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