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Nucléaire: L'Iran continue le bras de fer

Aujourd'hui, la télévision iranienne a diffusé en direct les images de l'introduction d'une barre de combustible nucléaire à 20% "Made in Iran". La cérémonie promotionnelle s'est déroulée en présence du président Mahmoud Ahmadinejad mais aussi des familles de plusieurs scientifiques nucléaires assassinés par les services de renseignements israéliens.

Le président Ahmadinejad a annoncé que 9'000 centrifugeuses sont en opération, comme pour souligner que le pays est sur le bon chemin pour réaliser sa bombe atomique. Réalité ou intox pour faire retourner les américains à la table des négociations alors que l'Iran est en train de plier sous l'embargo occidental.

Parallèlement et pour faire monter encore plus la sauce, le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), Fereydoun Abbassi Davani, a annoncé le lancement d'une nouvelle génération de centrifugeuses trois fois plus performante.

Ainsi 164 de ces nouvelles centrifugeuses, qui ont une capacité d'enrichissement trois fois plus importante que les machines actuelles, ont été mise en service. "C'est une réponse forte à tous les sabotages menés par les Occidentaux", a-t-il ajouté.

Selon le dernier rapport de l'AIEA, avec 6'200 centrifugeuses en activité, l'Iran produisait chaque mois près de 150 kilogrammes d'uranium enrichi à 3,5%. Il avait produit en novembre 2011 un total 4'922 kilogrammes d'uranium à 3,5%.

L'Iran a transféré ses activités d'enrichissement à 20% à Fordo (150 km au sud-ouest de Téhéran), dans un site souterrain difficile à détruire par des frappes militaires. L'uranium enrichi à moins de 20% est utilisé uniquement à des fins civiles, mais si l'enrichissement est poussé à plus de 90%, il peut servir à fabriquer l'arme atomique.

Le Gaz et le Pétrole

L'embargo des américains sur le gaz et le pétrole est en train de peser sur l'économie iranienne. Bien que la Chine, l'Inde et la Russie continue de commercer avec l'Iran, la pression sur la banque Centrale Iranienne semble être le vrai talon Achille. Bien que l'Inde et la Chine achètent du gaz et du pétrole, les transactions en $ ne peuvent plus s'exécuter. Sans dollars, l'Iran ne peut acheter de marchandises sur les marchés internationaux.

De plus, les entreprises pétrolières n'ont plus le droit d'investir ou de transférer leur technologie pour réparer ou améliorer la production gazière et pétrolière iranienne. Et pour un pays qui se repose à 90% sur la vente de son énergie, ce n'est pas facile tous les jours!

L'Iran a donc tout intérêt à retourner rapidement à la table des négociations.

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