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39kg de Plutonium à Cadarache

Le parquet d'Aix-en-Provence a ouvert vendredi une enquête préliminaire sur l'incident du site de Cadarache (Bouches-du-Rhône, France), où ont été retrouvés des dépôts de plutonium supérieurs aux évaluations officielles. L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a décidé, mercredi, de classer au niveau 2 de l'échelle INES (échelle internationale des événements nucléaires) qui en compte 7.

Le CEA a attendu le 6 octobre 2009 pour signaler officiellement cette sous-estimation connue depuis juin 09.

Le ministre de l'industrie, Christian Estrosi a déclaré ce vendredi : "Le dossier est entre les mains de la justice, nous attendons que la justice fasse la transparence, vendredi à Marseille. En matière de sûreté nucléaire, la transparence est une absolue nécessité. Il est inadmissible qu'il y ait la moindre défaillance dans ce domaine."

Le site exploité par le groupe Areva est à l'arrêt depuis 2003 en raison d'un niveau de sûreté non conforme aux exigences. Il est en cours de démantèlement depuis le début de l'année. Le site produisait du combustible MOX (mélange de plutonium et d'uranium) pour les réacteurs nucléaires.

39 kilos de plutonium = 6 bombes atomiques

Au cours des opérations de démantèlement, 22 kilos de plutonium ont été retrouvés dans les matériels de confinement de l'atelier. Cette découverte pourrait s'élever au total à 39 kilos, alors que le CEA avait évalué le stock à environ 8 kilos durant la période d'exploitation.

Le réseau Sortir du nucléaire, qui regroupe 840 associations, annonce pour sa part avoir déposé vendredi une plainte contre X auprès du procureur de la République de Marseille pour exploitation en non-conformité à la réglementation d'une installation nucléaire de base et mise en danger délibérée de la vie d'autrui.

Sortir du nucléaire estime que "l'équivalent de six bombes atomiques" est ainsi "illégalement stocké à Cadarache".