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Canada: après les Sables Bitumineux, l'Uranium

Après les sables bitumineux de l'Alberta, le Canada possède une arme tout aussi redoutable pour se positionner sur l'échiquier mondial des énergies: l'Uranium. Le Canada est le numéro un mondial de l'uranium et produit 30% de la production minière pour la fabrication de combustible pour les réacteurs nucléaires.

Le 40% du combustible nucléaire provient du désarmement militaire américano-russe et le 60% restant des mines. Les visées des grands groupes miniers commencent à inquiéter la population qui craint pour sa santé. Des militants anti-exploration d'uranium font le siège du Parlement Québécois cette semaine.

L'Uranium Canadien

L'uranium canadien provient de trois mines situées au nord de la province du Saskatchewan. La capitale provinciale Saskatoon accueillait la semaine dernière une importante conférence internationale de cette industrie.

Plusieurs compagnies minières désirent extraire la précieuse matière première au Québec, où des dizaines de sites uranifères sont en cours d'exploration.

 

Inquiets pour leur santé

En décembre 2009, une vingtaine de médecins de la petite ville de Sept-Îles, dans la première région concernée, dans le golfe du Saint-Laurent, menaçaient de démissionner en bloc pour faire pression sur le gouvernement, craignant pour la santé de la population. Au même moment, des manifestations contre l'uranium faisaient la manchette des journaux de la province.

Les opposants au nucléaire demandent un moratoire de trois ans sur l'exploration et l'éventuelle exploitation de ce minerai, le temps que la population s'informe et décide si elle veut de cette industrie.

Une demande "ridicule" qui ferait fuir les investisseurs, affirme Yvan Loubier, porte-parole de la société Uracan, société minière d'exploration dans le nord du Québec. "Il est clair que ça ne comporte pas de danger pour la santé, ni pour la sécurité", explique M. Loubier, sans toutefois présenter des études sérieuses et indépendantes sur le sujet.

Selon les opposants: "Le nord du Québec, c'est un grand réseau de lacs interconnectés, les risques sont trop élevés, des contaminants radioactifs risquent de se retrouver dans les rivières qui coulent vers les villes et les villages près du fleuve Saint-Laurent".

Malgré leurs efforts, les arguments des opposants ne semblent pas convaincre le gouvernement de la province de Quebec, qui a rejeté la demande de moratoire dès le début des travaux de la commission parlementaire.

Est-ce que les opposants pourraient être tentés d'utiliser la même méthode que l'Association Corporate Ethics International qui a lancé une campagne virulente sur les sables bitumineux de l'Alberta. Le but de la campagne publicitaire est de dissuader les touristes anglais de se rendre en Alberta!

 

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